(Critique) Mush-Mush et le petit monde de la forêt de Joeri Christiaen

Alerte mignonnerie ! Little KMBO nous propose en ce doux mois de septembre de découvrir un programme compilatoire de trois épisodes de la série animée Mush-Mush : « Le gardien de la forêt » (qui lance les éléments principaux de la série), « Rainette sans abri » et « Le pollen et les abeilles ». A noter que la série est une production de La Cabane Productions et Thuristar en coproduction avec Cake Entertainment et que le programme compilatoire a écumé les festivals d’animation du monde (dont une sélection au Festival d’animation d’Annecy dans la catégorie « Film de télévision »). Au fil des quarante-quatre minutes composant cette compilation enthousiasmante à découvrir dès 4 ans, une bande de petits champignons personnifiés partent en quête d’identité et de solidarité sur fond de thématiques écologiques nécessaires. Une belle séance en perspective mêlant pédagogie et merveilles narratives et graphiques. En avant !

Résumé : Si vous pensiez tout savoir du petit monde de la forêt, c’est que vous ne connaissez pas encore Mush-Mush, Lilit et Sep. Chaque jour, le trio des inséparables Champotes est entraîné dans de nouvelles aventures : sauver un arbre centenaire, protéger une rainette ou s’envoler à dos de libellule – c’est toujours une journée palpitante qui s’annonce !

Mush-Mush © 2020 – La Cabane Productions – Thuristar – Cake Entertainment

Judicieusement placé en introduction de la séance, l’épisode « Le gardien de la forêt », écrit par Joeri Christiaen qui se charge aussi de la réalisation, expose et construit les grandes lignes du show télévisé. Présentant avec bonhomie l’univers poético-comique de cette forêt merveilleuse et fantasmagorique (imaginée par l’artiste belge Elfriede de Rooster en 2014), le scénario fait la part belle aux charmes de la nature. Auréolée d’une animation 3D utilitaire (les arrières-plans sont toujours flous par souci de cohérence budgétaire) mais pleine de saveurs, l’intrigue permet aux jeunes spectateurs de faire la connaissance de Mush Mush et ses amis dotés de pouvoirs magiques. Lilit peut illuminer l’obscurité tandis que Sep est doué d’une mémoire sans failles ! Assurément charmant, l’épisode convoque aussi quelques séquences en 2D noir et blanc pour imager (et distinguer) les pensées de son personnage au fort capital sympathie. Ces vingt-deux minutes passent en un éclair !

Plus courts, les deux épisodes suivants (une dizaine de minutes chacun) se révèlent plus anecdotiques tout en exacerbant la dimension pédagogique de la série. Par exemple, « Le pollen et les abeilles » propose au jeune public d’assimiler le processus de la pollinisation en chanson aux côtés des « champotes » magiciens. « Rainette sans abri », quant à lui, mise avant tout sur l’action en proposant le sauvetage d’une grenouille importunée par un lézard. On nage en plein optimisme et cela fait du bien en ces temps torturés !

Mush-Mush © 2020 – La Cabane Productions – Thuristar – Cake Entertainment

Destiné à un très jeune public, Mush-Mush et le petit monde de la forêt a de quoi l’émerveiller tant il célèbre des valeurs universelles et essentielles avec magie. Il y a fort à parier que les nouveaux fans de l’univers du champignon animaliste tanneront leurs parents pour découvrir la suite de ses aventures merveilleuses au sein de cette forêt mystique ! Notons, par ailleurs, qu’une deuxième saison est d’ores et déjà commandée !

Le film est à découvrir en salles dès le 15 septembre prochain dans les salles obscures. Quant à la série, elle est diffusée sur Canal+ Family, Piwi+ mais également MyCanal et conquiert déjà de nombreux territoires internationaux. Mush-Mush et ses amis n’ont pas fini de faire rêver le jeune public !

Nourri aux univers animés depuis la découverte de Kirikou et la sorcière en 1998, Nathan porte son regard critique et analytique sur l'univers des longs-métrages. Il est rédacteur sur Focus on Animation depuis 2012.

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